néons

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Le métro. La première fois que j’y ai mis le nez, il l’a tout de suite regretté. L’odeur, c’est ce qui vous assiège en premier. Suivi de près par le bruit. Un tohu-bohu à vous en arracher les lobes. On marche vite, on zigzague dans la masse, on nage à contre-courant. Une course effrénée contre le temps qui semble toujours avancer plus vite que vous.
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Garde-manger

photoCette semaine je voulais prendre ma vie professionnelle en main fak j’ai révisé mon CV. J’étais quand même content d’être passé de commis de dépanneur à détenteur d’une genre de vraie job. C’est après m’être félicité (auto-suçé) que je me suis rendu compte que j’avais menti dans mon résumé. J’ai dit que j’étais organisé; c’est trop pas vrai. Lire la suite

Boulon

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Y’est 5h35 du matin. J’ouvre les yeux, il fait noir. Je viens de me réveiller après une nuit de sommeil de 14 heures. Je suis tout seul. Y’a pas trois voire trente autres personnes avec moi. La seule lumière passe par la craque en dessous de la porte. Elle vient du corridor, mais pas le même que lui crassé par des morceaux de poulet pis quelconque autre substance. C’t’un corridor ben normal. Lire la suite

Malaise

K y’a deux semaines environ, chui allé voir un spectacle d’humour quand même malaisant. À quel point? Au point où l’animateur volait des jokes d’autres humoristes pis qu’une naine s’est fait frencher (lire détraquer) par trois personnes, dont un gars en couple. Fak sur une échelle de 1 à Rachid Badouri, c’était un bon Éric Lapointe. VRAIMENT malaisant. Lire la suite

Le vieux qui ne voulait pas (se faire) descendre

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Gaspar Benoit entamait sa trente-troisième année dans la chambre 809 du luxueux hôtel Louis De Fouquet, au cœur du quartier des artistes, à Paris, et pour une fois, il n’avait pas l’impression que cette année serait sa dernière. Chose plutôt rare pour monsieur Benoit, car chaque année depuis les trente-trois dernières, il révisait religieusement son testament, enlevant un nom par-ci, par-là. Il n’en restait plus que deux sur la liste, l’un d’eux appartenait à  l’orphelinat, sur la rue Jean Landier, et l’autre, à la prostituée qui enlevait en ce moment même ses jarretelles sous les yeux fatigués de Gaspar. Une gentille fille qui lui rendait visite toutes les semaines, depuis maintenant six ans. Elle n’avait pas vraiment de mérite, en fait, parce que Gaspar lui graissait bien la patte pour qu’elle lui astique le manche. Lire la suite

Loopholes

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Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le terme, un loophole définit une ambigüité dans un système qui peut être utilisée à l’avantage de l’usager. Une faille qui rapporte. Et ces failles restent légales jusqu’à ce qu’elles soient découvertes et que des mesures soient prises pour les colmater. Chasser les loopholes, c’est un peu être dans la peau de Nicolas Cage à la recherche d’un trésor national. La quête peut s’avérer longue et ardue, mais la récompense en vaut vraiment la peine. Lire la suite

Ça change

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« Je t’ai aimée, je t’ai enviée, je t’ai attendue, je t’ai redoutée. Je t’ai détestée, et je me suis détestée pour ça. Tu as changé mon corps, ma vie, mon mariage. Tu as tourné la page sur un chapitre plein de liberté, et encore aujourd’hui, j’ignore si j’y suis préparée. Avant que ce soit mon tour, je me demandais bien comment tant de douleurs et de compromis pouvaient amener tant de joie, mais aujourd’hui, toutes les secondes où je t’ai regrettée se sont envolées, balayées par la promesse d’un avenir plus intense. Ça ne sera pas facile, ma chérie, et cette aventure se fera ensemble, ou ne se fera pas. Je t’aime. »

- Matilda, nouvellement mère Lire la suite

Like father

Like father like father

Joey was carving a spear on the branch he picked up by the lake. Some old branch, dried out of its life, tired to spend all these winters hanging up on that tree. This branch reminded him of his father, the way he let go of life and everything that goes with it, Joey included. The old man was poking the meat roasting above the fire they lit together some time ago. To Joey, it seemed as if this fire was not even able to warm his old man. He kept carving that branch to make it sharper. Lire la suite

Le hibou et le renard

eye in the sky

Habile se croyait le renard rampant sous les barbelés, sans savoir qu’un être ailé l’observait depuis des lustres. L’assaut du canidé ne put fuir les vives soucoupes ténébreuses du plumé dissimulé parmi les branches. Seul son souffle régulier trahissait la présence de ce hibou, là-haut sur sa branche, éclipsé par les épines d’un sapin centenaire. Lire la suite